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Hyperhidrose - Transpiration excessive |
Auteur : Dr Philippe Abimelec
Mise à jour scientifique : juin 2003 |
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L'hyperhydrose
est la production excessive de sueur. La
fabrication et le relargage de la sueur dépendent
du système nerveux sympathique et sont régulés par
l'hypothalamus.
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Vos questions sur la transpiration excessive |
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| Qu'est-ce
que l'hyperhidrose ? |
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L'hyperhydrose
est la production excessive de sueur.
La
sueur est fabriquée (secrétée) par des annexes
de la peau. Il existe deux types de glandes sudorales, les glandes
eccrines et les glandes apocrines. Les glandes eccrines sont réparties
sur l'ensemble du corps et localisées en plus grande abondance
aux paumes des mains, aux plantes des pieds et aux aisselles (région
axillaire). Les glandes apocrines prédominent dans les régions
axillaires et génitales (prépuce, grandes lèvres
et aréoles mammaires).
La
fabrication et le relargage (excrétion) de la sueur dépendent
du système nerveux sympathique et sont régulés par
l'hypothalamus (glande située dans le cerveau). Les glandes
eccrines jouent un rôle important dans la régulation
thermique du corps. Sous le coup du stress ou de la chaleur, les
glandes eccrines peuvent secréter jusqu'à 10 litres
de sueur par jour. Les glandes apocrines fabriquent un liquide
sans odeur qui se décompose sous l'influence de bactéries
et acquiert alors une odeur désagréable et caractéristique.
La
transpiration (eccrine) est une réponse normale à l'augmentation
de la température du corps (chaleur, exercice physique,
fièvre) et à l'émotion.
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| Quelle
sont les causes de l'hyperhidrose? |
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On
distingue les hyperhidroses primitives ou essentielles (sans cause
reconnue) des hyperhidroses secondaires à des maladies.
La plupart des hyperhidroses localisées aux aisselles, aux
mains ou aux pieds sont essentielles et on ne sait pas pourquoi
les patients
sont atteints. En cas d'hyperhidrose généralisée
ou d'hyperhidrose localisée dans une zone inhabituelle (autre
que les paumes, les plantes ou les aisselles), il est indispensable
de consulter le médecin pour en rechercher la cause, surtout
si la transpiration excessive est survenue récemment.
On
pense que l'hyperhidrose essentielle est secondaire à un
fonctionnement excessif des circuits réflexes impliqués
dans la sudation eccrine. Les cas familiaux d'hyperhidrose ne sont
pas rares, mais la transmission est mal connue. L'hyperhidrose
essentielle débute souvent à la puberté,
culmine entre la troisième et la quatrième décennie
et décroît ensuite avec l'âge. L'hyperhidrose
palmo-plantaire (des pieds et des mains) prédomine chez
les hommes. L'hyperhidrose est le plus souvent intermittente et
majorée par le stress.
Il se forme souvent un cercle vicieux, car la transpiration excessive
des mains ou des aisselles est souvent embarassante et génère
un stress qui la majore. La sudation excessive est un problème
esthétique et gênant qui peut devenir franchement
handicapant, voire paralysant. En cas d'hyperhidrose axillaire,
les vêtements humides se décolorent et les tissus
se détériorent. L'hyperhidrose plantaire favorise
la prolifération bactérienne et accélère
la détérioration des chaussures. L'hyperhidrose des
mains est la plus invalidante, le patient en éprouve une gêne
sociale, il redoute de serrer les mains ou de toucher des papiers.
| causes
des hyperhidroses
localisées |
-
Chaleur,
fièvre,émotion
-
Gustative
- Café,
chocolat, acide citrique, beurre de cacahouète, épices
et aliments épicés
-
Olfactive
-
Lésions
neurologiques
- Hyperhidrose
du visage après ablation de la parotide (syndrome
de Frey) ou après sympathectomie
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| causes
des dyperhidroses
généralisées |
-
Chaleur,
fièvre
-
Emotion
-
Exercice
physique
-
Ménopause
-
Obésité
-
Maladies
neurologiques
- Neuropathie
diabétique, syringomyélie, hémiplégie,
tabes, syndrome de Ross, syndrome du défilé costo-claviculaire…
-
Hyperactivité sympathique
- Douleurs,
syndrome de sevrage en alcool, aux opiacés
et à la cocaïne
-
Médicaments
- Antidépresseurs
tricycliques, Acétaminophène, aspirine,
béta-bloqueurs, Insuline, Mépéridine,
Niacine, Physostigmnine, Pilocarpine, Tamoxifène…
-
Maladies
endocriniennes
- Hyperthyroïdie,
diabète, phaeochromocytome, hyperpituitarisme
-
Autres
maladies
- Hypolycémie, choc hypovolémique,
cancers
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| Quels
sont les traitement de la transpiration excessive? |
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Hyperhidroses
localisées
Chlorure
d'aluminium
Le
chlorure d'aluminium hexahydraté est le traitement
local de référence. Ce produit est commercialisé par
plusieurs fabricants sous les noms de détranspirant,
antitranspirant, déodorant de longue durée,
sous forme de liquide ou de crème. Aux concentrations
usuelles (10 à 20 %), les produits au chlorure
d'aluminium (Etiaxil ®, PM ®, Dove ®…)
sont efficaces pour stopper une transpiration normale
ou un peu excessive, mais impuissants pour les hyperhidroses
gênantes. Ces produits sont irritants, ils doivent être
utilisés sur des aisselles bien sèches
et leur application doit être suspendue quelques
jours en cas de brûlures ou d'irritations (fréquent).
Des préparations à base de chlorure d'aluminium
(de 30 à 50 %) avec de l'acide salicylique sont
recommandées par le docteur
Benohanian dans les hyperhidroses palmaires ou
plantaires. En France, la réalisation de ces
préparations est pour l'instant problématique.
L'aluminium est-il susceptible de provoquer des maladies graves comme le cancer du sein ? Une rumeur circule à ce sujet mais aucun lien n'a été prouvé par des études scientifiques. Le Dr Philippa Darbre semble être le promoteur de cette idée, ce chercheur ayant mis en évidence des taux de parabens élevé dans le tissu mammaire est convaincu d'un rôle possible des déodorant dans le cancer du sein.
Ionophorèse
C'est
le traitement de seconde intention des hyperhidroses
palmo-plantaires modérées (après
essai des préparations au chlorure d'aluminium
concentrés); il nécessite un appareillage
coûteux (de 200 à 1 000 €). Le traitement
des aisselles est plus délicat. Le
mécanisme par lequel l'ionophorèse améliore
la sudation excessive est mal compris. Ce traitement
utilise le courant électrique à des fins
thérapeutiques. On fait passer un courant électrique
dans des bacs remplis d'eau dans lesquels on trempe
les mains et/ou les pieds à traiter. Les protocoles
de traitements sont à individualiser en fonction
de l'appareil et de chaque patient. Le traitement débute
en général par trois à cinq séances
de 10 minutes par semaine, jusqu'à l'obtention
d'un résultat satisfaisant. Des séances
d'entretien doivent être ensuite réalisées
deux à trois fois par semaine. Ce traitement
est assez contraignant mais souvent efficace. Plusieurs
hypothèses sont évoquées pour
expliquer l'efficacité de l'ionophorèse,
et l'obstruction des canaux des glandes sudorales a été évoqué par
certains. Ce traitement est sans danger (lorqu'il est
bien utilisé), efficace et bien toléré.
Il vaut mieux essayer cette thérapeutique chez
un praticien (dermatologue, kinésithérapeute)
avant d'acheter un appareil coûteux. Par ailleurs,
la réalisation du traitement est délicate
et nécessite un apprentissage pour éviter
les complications (brûlures).
Botox
La
toxine botulique de type A est un traitement rapide,
sans danger et très efficace des hyperhidroses
axillaires qui ne répondent pas au chlorure
d'aluminium. L'intérêt de la toxine
botulique de type A dans le traitement de la transpiration
excessive a été évoqué dès
1994. Aujourd'hui, les revues scientifiques confirment
son intérêt. Néanmoins, le coût
du produit (250 à 300 € par flacon de 100
unités), auquel s'ajoutent les honoraires du
praticien, en limite l'utilisation. Le traitement par
Botox est
contre-indiqué chez les patients qui présentent
une myasthénie, une sclérose latérale
amyotrophique, qui prennent certains antibiotioques
(aminosides), chez les femmes enceintes ou qui allaitent.
Le Botox ® a obtenu très récemment l'authorisation
de mise sur le marché de l'Agence française
de sécurité sanitaire
des produits de santé (AFSAPS) dans cette
indication.
Le
traitement par Botox est surtout intéressant pour
les hyperhidroses des aisselles. Le médecin détermine
d'abord la zone qui transpire le plus grâce au
test à l'iode (on applique une solution iodée
sous l'aisselle, puis de l'amidon, qui entraîne
une coloration bleue des zones qui transpirent). Le médecin
détermine ensuite des carrés de deux centimètres
de côtés aux coins desquels il injecte de
la toxine botulique en très petites quantités.
Le médecin
réalise en général 10 injections
par aisselle. Ces injections sont peu douloureuses,
car l'aiguille est extrêmement fine et la piqûre
superficielle. Les patients sensibles peuvent bénéficier
d'une anesthésie locale
par crème EMLA. L'effet se fait sentir deux
jours après les injections, et augmente pour
atteindre son maximum après un mois. La durée
d'action varie en fonction de chaque patient, de la
concentration
de toxine et de la dose totale injectée. L'injection
de 50 unités de toxine botulique par aisselle
(1/2 flacon de Botox ® ou de Vistabel ®) suspend
la tranpiration chez 96.1 % des patients pendant une
durée de 7 mois (cf. réf.
biblio.1).Les
injections doivent être répétées à intervalle
régulier car il s'agit seulement d'un traitement
suspensif.
Les
injections de toxine botulique sont efficaces pour les
mains ou les pieds, mais posent des problèmes
qui rendent leur utilisation difficile. La douleur des
injectionsrend nécessaire des anesthésies
délicates
qui doivent se faire en clinique et majorent le coût
du traitement, déjà élevé.
La surface à traiter implique des doses importantes
qui rendent le prix dissuasif. Le traitement provoque
ensuite fréquemment une faiblesse musculaire qui
peut être gênante.
Des
hyperhidroses localisées réfractaires comme
celle qui surviennent au décours d'opérations
sur la parotide (syndrome de Frey) peuvent être
traitées par Botox.
Interventions
chirurgicales
Excision
chirurgicale des glandes sudorales eccrines des aisselles
C'est
une solution simple, efficace, définitive
et sans danger pour le traitement des hyperhidroses
invalidantes des aisselles qui ne répondent
pas aux traitement médicaux. Le chirurgien
retire une large portion de la peau des aisselles
avec les glandes apocrines sous jacentes. Une
longue cicatrice persiste
ensuite définitivement. Les techniques
qui n'enlèvent
pas la peau sont moins efficaces (liposuccion,
ablation des tissus sous la peau).
Sympathectomie
endoscopique transthoracique
Cette
opération peut être envisagée
dans les hyperhidroses palmaires très
invalidantes qui ne sont pas améliorées
par les traitements médicaux. Les résultats
sont permanents, mais il existe des complications
et des effets secondaires. Les complications
inhérentes à la
chirurgie et à l'anesthésie sont
connues, elles sont rares ou très rares
et de gravité variable (paralysie d'un
nerf 0,5%, hémothorax et pneumothorax
0,3 %… (cf. réf. biblio.3)).
Les effets secondaires comportent surtout une
hyperhidrose compensatrice (thorax, dos, cuisses)
qui survient chez un patient sur trois de manière
imprévisible; elle peut être minime,
un peu gênante (un cas sur trois) ou très
invalidante (1 patient sur cent).
Modalités
de traitement des hyperhidroses localisées
| |
Choix
1 |
Choix
2 |
Choix
3 |
Choix
4 |
Hyperhidrose
palmaire |
Chlorure
d'aluminium 20 à 40% avec ou sans acide salycilique à 4% (Etiaxil® ou préparation) |
Ionophorèse |
Toxine
botulique de type A |
Sympathectomie
endoscopique transthoracique |
Hyperhidrose
plantaire |
Chlorure
d'aluminium 20 à 40% avec ou sans acide salycilique à 4% (Etiaxil® ou préparation) |
Ionophorèse |
Toxine
botulique de type A |
|
Hyperhidrose
axillaire |
Chlorure
d'aluminium à 20% (Etiaxil®, PM crème®) |
Toxine
botulique de type A |
Ionophorèse |
Excision
chirurgicale des glandes sudorales eccrines des aisselles |
Hyperhidrose
localisée (syndrome
de Frey, syndrome de Ross) |
Chlorure
d'aluminium 20 à 40% avec ou sans acide salycilique à 4% (Etiaxil® ou préparation) |
Toxine
botulique de type A |
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Hyperhydroses
généralisées
Traitements
médicamenteux
Les
médicaments qui stoppent la transpiration (anticholinergiques
comme l'Oxybutynin, la Propanthéline ou la Benztropine)
peuvent être utiles dans certains cas. Aux doses qui
sont nécessaires pour stopper la sudation, les anticholinergiques
ont souvent des effets secondaires plus gênant que
l'hyperhidrose elle-même; c'est la raison pour laquelle
ils sont peu utilisés. Dans certains cas particuliers,
les tranquilisants, les bêta-bloqueurs, les inhibiteurs
calciques, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens
ou d'autres molécules peuvent être utilisés.
Les
traitements des hyperhidroses localisées peuvent être
utilisés si la sudation dans une zone particulière
est plus gênante.
Antranik
Benohanian MD, FRCP
Informations
sur l'hyperhidrose et ses traitements par un dermatologue
canadien (Montréal).
Hyperhidrose
Information complète sur l'hyperhidrose par le Dr Anthanik Benohanian MD, FRCP.
Transpiration
excessive
Comment traite-t-on la transpiration
excessive, quoi de neuf, rechercher un médecin au
Canada, forum de discussion.
International Hyperhidrosis Society
Understanding hyperhidrosis, treatment options, working with a doctor, news and research as well as a physician finder. A section is devoted to health care professionnals.
Fabricants
ou revendeurs d'appareils d'ionophorèse
• I2M - 16 bis Fossé-Saint-Julien, BP 200, 14011 Caen Cedex. Tél.
: 02 31 50 29 30. Cette société communique une
liste de médecins qui utilisent ces systèmes.
• Ionomat - 34260 La Tour-sur-Orb. Tél. : 04 67 23 78 73. Fax : 04
67 23 79 23.
• Drionic -
appareils d'ionophorèse sur pile.
Le
docteur Philippe Abimelec n'a pas intérêt
commercial avec les sociétés mentionnées
ci-dessus et n'effectue pas d'ionophorèse.
L'utilisation
d'un appareil d'ionophorèse est délicate
et demande une formation préalable.
Le
docteur Philippe Abimelec n'a pas testé les appareils
mentionnés ci-dessus et ne peut garantir leur
conformité avec les
lois en vigueur. La plus stricte vigilance s'impose
avant l'utilisation de ces appareils qui peuvent entraîner
des électrocutions
ou des brulûres en cas de mauvaise conception ou
d'utilisation inadaptée.
Il
est recommandé de faire les premières séances
chez un praticien dermatologue ou kinésithérapeute
pour apprendre la technique et se familiariser avec l'appareil
avant son achat.
Commission
de la sécurité des consommateurs "avis
relatif aux appareils d'ionophorèse du 3 juillet
1996" |
Axillaire :
au niveau des aisselles.
Palmo-plantaires : paumes et plantes.
Hyperhidrose : sudation ou transpiration excessive.
Essentiel ou
primitif : sans cause connue.
Secondaire :
provoqué par une cause connue.
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1. Naumann
M., Lowe N.J., Kumar C.R. et al. Botulinum toxin type a is a safe
and effective treatment for axillary hyperhidrosis over 16 months:
a
prospective study. Arch. Dermatol. 2003; 139: 731-6.
ABSTRACT
Objective: To evaluate the safety and efficacy of botulinum toxin type
A (BTX-A) (Botox) over 16 months in the treatment of bilateral primary axillary
hyperhidrosis.
Design: a 16-month study with initial double-blind randomization to
50 U of BTX-A or placebo per axilla. After 4 months, participants could receive
up to 3 further treatments with open-label BTX-A over 12 months.
Setting: fourteen dermatology or neurology clinics in Germany, Belgium,
and the United Kingdom.
Participants: of 207 individuals aged between 17 and 74 years who had
persistent bilateral primary axillary hyperhidrosis that interfered with
daily activities, 174 (84 %) completed the study. The baseline gravimetric
assessment was a spontaneous sweat production of 50 mg or greater in each
axilla prior to initial treatment.
Main Outcome Measures: at week 4 after each treatment, the response
rate of subjects who had at least a 50 % reduction from baseline in axillary
sweating, as measured by gravimetric assessment, was evaluated. Adverse events
were spontaneously reported throughout the study, together with quality-of-life
parameters and assessment of neutralizing antibodies to BTX-A.
Results: over the 16-month period, 356 BTX-A treatments were given
to 207 subjects. After placebo treatment, the response rate at week 4 was
34.7 %.
After the first, second, and third treatment with BTX-A, response rates at
week 4 were 96.1 %, 91.1 %, and 83.3 %, respectively. For subjects receiving
more than 1 treatment, the mean duration between BTX-A treatments was approximately
7 months; however, 28 % of subjects completed the study after only 1 BTX-A
treatment. Subjects' satisfaction after treatments was consistently high,
their quality of life improved, and there was a reduction in the impact of
the disease on their lives. The safety profile of BTX-A after repeated treatments
was excellent and no confirmed positive results for neutralizing antibodies
to BTX-A occurred.
Conclusion: repeated intradermal injections of BTX-A over 16 months
for treatment of primary axillary hyperhidrosis is safe and efficacious.
2. Lowe P.L., Cerdan-Sanz S., Lowe N.J. Botulinum
toxin type A in the treatment of bilateral primary axillary hyperhidrosis:
efficacy and duration with
repeated treatments. Dermatol Surg 2003; 29: 545-8.
3. Heckmann M., Teichmann B., Pause B.M. et al.
Amelioration of body odor after intracutaneous axillary injection
of botulinum
toxin A. Arch Dermatol 2003;
139: 57-9.
4. Belin E.E., Polo J. Treatment of compensatory
hyperhidrosis with botulinum toxin type A. Cutis 2003; 71: 68-70.
5. Kreyden O.P., Böni R., Burg G. Hyperhidrosis
and botulinum toxin in dermatology, Vol. 30. Zurich: Karger, 2002.
6. Heckmann M. Hyperhidrosis of the axilla. Curr
Probl Dermatol 2002; 30: 149-55.
7. Heckmann M., Schaller M., Breit S. et al. Evaluation
of therapeutic success of hyperhidrosis therapy. Arch Dermatol 2001;
137: 94.
8. Heckmann M., Ceballos-Baumann A.O., Plewig G.
Botulinum toxin A for axillary hyperhidrosis (excessive sweating).
N Engl J
Med 2001; 344: 488-93.
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